Hélène de Montgeroult, née le 2 mars 1764, est une compositrice lyonnaise. Très jeune, elle se fait remarquer dans différents salons, dont celui de la célèbre Germaine de Staël et de la non moins célèbre Félicité de Genlis. L’année suivant son mariage, en 1785, elle rencontre le violoniste Giovanni Viotti, avec qui elle noue une amitié profonde, amitié qui les entraînera à donner plusieurs concerts ensemble.
Son talent de pianiste lui donne le poste de professeure de piano au Conservatoire de musique tout fraîchement créé en 1795. Elle est ainsi la première professeure de piano du Conservatoire ainsi que la première femme à exercer cette profession. La même année, elle publie ses premières sonates et se fait reconnaître ainsi comme éminente compositrice.

Son œuvre la plus importante combine à la fois ses talents de compositrice et son rôle de pédagogue, puisqu’elle va écrire pas moins de 114 études pour le piano, de difficulté croissante et dans des styles allant du baroque au premier romantisme. Jérôme Dorival, spécialiste lyonnais de la compositrice, la considère comme le chaînon manquant entre Mozart et Chopin. Il n’en reste pas moins qu’elle a beaucoup fait pour le piano et que son cour et sa pédagogie sont restés longtemps dans les mémoires, jusqu’à des pianistes du XXe siècle, puisqu’Antoine Marmontel, professeur de piano du jeune Claude Debussy, connaissait encore le travail d’Hélène de Montgeroult.
Exploration musicale
Éventail contemporain
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