(Festiv)Elles organise son premier festival de musique dédié aux compositrices. L’événement aura lieu le samedi 14 mars à 19h30 à la salle Witkowski, au 18 quai Bondy, à Lyon 5e arrondissement.
Programme du concert :
- Lucija Garuta :
- Quatre Préludes
- Gayane Chebotarian :
- Six Préludes
- Armande de Polignac :
- Nocturne
- Margaret Bonds :
- Troubled Water
- Cécile Chaminade :
- Poèmes provençaux
- Mel Bonis :
- Sonate pour violoncelle et piano
- Marie Jaëll :
- Sonate pour violon seul



J’ai toujours été attirée par les œuvres peu jouées. Aujourd’hui il y a un sens particulier et puissant à jouer et faire connaître les œuvres des compositrices, trop longtemps oubliées. Je fais confiance au public, qui est, de mon expérience, toujours bienveillant et curieux, pour aimer et faire aimer ces œuvres inouïes.

Les compositrices ont été totalement absentes de mon cursus de formation classique. (Festiv)Elles me permet non seulement d’étoffer mon répertoire musical, mais aussi de participer à la mise en lumière d’œuvres rarement jouées, parfois jamais enregistrées.

Mel Bonis, compositrice prolifique et avant-gardiste, fréquente la vie mondaine et les salons parisiens. Reconnue et estimée à son époque pour ses grandes qualités, sa sonate pour violoncelle et piano est par exemple créée par des musiciens reconnus dans un cadre prestigieux.
Pour autant, afin de faire connaître ses œuvres, Mel Bonis choisit un pseudonyme afin de se faire passer pour un compositeur. Sous la pression familiale, elle interrompt ses études au Conservatoire de Paris, et ne peut se présenter au concours de Rome, réservé à l’époque exclusivement aux hommes.
Après sa mort, son œuvre fut invisibilisée par la domination masculine du monde de la composition, avant d’être redécouverte peu à peu à partir de 1986.
Consacrer aujourd’hui un festival de musiques de compositrices, et y interpréter une œuvre de Mélanie, représente pour moi un grand honneur, surtout lorsqu’il s’inscrit dans une démarche féministe.
