Luise Adolpha Le Beau est probablement l’une des compositrices romantiques les plus polyvalente que l’Allemagne ait connue. Touche à tout, elle a composé autant pour le piano que pour l’opéra, en passant par la symphonie, le concerto, le lied ou la musique de chambre. Elle a été un temps l’élève de la compositrice et pianiste Clara Schumann. Mais sa carrière ne comprend pas que le clavier, elle utilise également sa plume pour écrire des critiques musicales, montrant qu’en plus d’être une admirable compositrice, elle était aussi femme de lettre. Ses relations avec les musiciens allemands l’amènent à rencontrer Franz Liszt, mais aussi Johannes Brahms, Eduard Hanslick, Joseph Joachim ou encore Woldemar Bargiel.

Si Luise Adolpha Le Beau s’est fait un nom dans l’Allemagne du XIXe siècle, et même au delà (ses œuvres sont jouées à l’Exposition universelle de Chicago), ses œuvres restent encore pour la plupart à l’état de manuscrit, et de ce fait, peu jouées. Mais c’est une compositrice aboutit qui nous présente sa Symphonie en fa majeur ou son Concerto pour piano, où elle maîtrise aussi bien la technique pianistique qu’instrumentale. Son nom n’est malheureusement plus aussi connu que celui de compositrice comme Clara Schumann ou Fanny Mendelssohn-Hensel, mais elle commence à se refaire un nom, après la période d’ombre dans laquelle elle est tombée.


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