Ruth Gipps, compositrice, mais aussi cheffe d’orchestre et multi-instrumentiste britannique est l’une des artistes les plus prolifiques de son époque. Si elle écrit volontiers pour son instrument favoris, le hautbois, elle compose aussi de magnifiques pages de musique orchestrale ou de musique de chambre. Seul le genre de l’opéra n’a pas été touché par la compositrice, mais ses pièces n’en conservent pas moins une dimension dramatique puissante. Refusant la mode de l’atonalité et du sérialisme, elle poursuit ce que les compositeurs et compositrices de l’entre-deux-guerres ont initié·es. Elle se démarque par un usage de l’orchestre très développé que l’on retrouve, quelques décennies plus tard chez Anna Clyne par exemple. Compositrice dans l’âme, elle n’aura de cesse d’écrire de nouvelles œuvres jusqu’à sa mort en 1999. Son catalogue, un des plus développé du XXe siècle britannique, contient pas moins d’une centaine d’œuvres.

Ruth Gipps, cheffe d’orchestre au caractère bien trempé, luttant pour se faire une place dans la sphère très masculine et sexiste de la musique classique de son époque, a notamment composé cinq symphonies. Elle dirige, dès qu’elle le peut, ses propres œuvres, mais c’est souvent sans compter sur la misogynie des musiciens d’orchestre, qui refusent souvent d’être dirigés par une femme. À l’instar de sa collègue Nadia Boulanger, elle dirigera tout de même quelques phalanges prestigieuses, comme le Chanticleer Orchestra qu’elle fonde en 1961 ou encore le London Repertoire Orchestra.


Exploration musicale


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