Ethel Smyth, compositrice britannique née en 1858 et morte en 1944 a été l’une des compositrices les plus importantes de la deuxième moitié du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. Compositrice engagée, elle a été la première femme à entrer en classe de composition… À Leipzig, où elle a fugué à l’âge de seize ans ! Elle a été l’élève du couple Herzogenberg et l’amante d’Elizabeth von Herzogenberg. Sa dernière amante, Virginia Woolf, lui laissera des impressions profondes et durables qui hanteront ses dernières œuvres, comme The Prison, symphonie pour baryton, soprano et orchestre. Cette dernière œuvre peut même être vue sous le prisme des études de genre, puisque le prisonnier, baryton, discute avec son âme qui est une soprano ; mais quiconque ayant déjà eu une conversation avec soi-même sait que sa voix est celle que l’on utilise en parlant !

Lesbienne, compositrice, suffragette, autrice, cheffe d’orchestre, il y a peu d’épithète qu’elle n’ait pas en poche. Musicienne de grand talent, elle fut proche de compositeurs français comme Gabriel Fauré, qu’elle tenait en admiration, Reynaldo Hahn ou de compositeurs britanniques, ses collègues parfois moins chanceux qu’elle. Ainsi, au crépuscule de sa vie, atteinte par la surdité, elle commence à écrire ses Mémoires qui tiendront en une dizaine de livres et qui racontent de façon plus ou moins romancée, sa vie qui mériterait d’être le sujet d’un film ou d’un opéra tant elle est elle-même romanesque. Proche des sœurs Brancovan (l’une d’elles étant la poétesse Anna de Noailles), elle tient au nombre des convives du Diner Party, où elle représente les compositrices du XIXe siècle.


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